Tribunes Mireille d’Ornano – Front National Isère

Tribunes Mireille d’Ornano

Gre.Mag N°11

Le projet urbain de l’Esplanade restera comme un cas d’école

La vision post-démocratique qu’a l’actuelle équipe municipale sur l’avenir de l’Esplanade restera un cas d’école de la gestion d’une ville par un tandem écolo-front de gauche.

La municipalité voudrait faire croire à une forme d’autogestion avec ce qu’elle présente comme la co-construction. Cette méthode ne fonctionne pas pour la simple raison que l’intérêt général n’est jamais la somme des intérêts particuliers. Ils disent aux habitants qu’ils vont co-construire avec la municipalité l’aménagement de ce quartier mais un cadre strict est déjà fixé. L’autogestion n’a fonctionné qu’en un seul endroit, en Yougoslavie, sous la férule du Maréchal Tito et n’est pas Tito qui veut.

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Chaque projet d’urbanisme conditionne la manière de vivre des futurs habitants. Celui-ci nous propose une réplique de la Villeneuve dans les quartiers nord de Grenoble, une ville encore plus neuve. Tout est prévu pour créer un ghetto qui va dégénérer en foyer de délinquance. Sur l’Ilôt Peugeot le quart des logements n’aura pas de parking, donc leurs habitants seront forcés d’aller à pied. C’est un refus inacceptable de la liberté de circuler. On voit très bien la vision du quartier où les gens devront vivre repliés sur eux-mêmes, sans autre échappatoire que le tram. Les architectes prévoient des venelles pour la circulation des piétons et des vélos, c’est-à-dire des axes de déplacement où un véhicule de police ne peut pas entrer. Ce type d’architecture conduit à la délinquance et au mal vivre.

Alors que la ville est surendettée et doit faire des économies, ce projet va plomber ses finances pour amener les services municipaux nécessaires : nouvelle école, voirie, police etc. La Villeneuve devrait servir de leçon. Le Plan d’aménagement de Grenoble nous dit : Imaginer Grenoble demain, c’est imaginer ce que sera la ville en 2030 et même plus loin, en 2050. Force est de constater que l’imagination n’est pas encore arrivée au pouvoir.

Métropole N°6

Les sherpas des écologistes

La Métro est entrée dans la phase de réalisation des CDU, centres de distribution urbain. L’objectif du CDU est de réduire l’impact environnemental des 10.000 livraisons quotidiennes dans le « centre-ville élargi » de Grenoble. Il s’agit d’un hangar en périphérie où des gros camions déchargent des marchandises qui sont distribuées par des plus petits. Un appel d’offre a été lancé, remporté par La Poste. Le couperet est tombé. A partir du 1° janvier 2017, les véhicules de livraison les plus polluants ne pourront plus accéder au coeur de Grenoble et en 2020 il n’y aura plus de diesel.

En regardant de plus près la méthode utilisée et les moyens mis en oeuvre on constate qu’une fois de plus il s’agit d’une mesure étatique, imposée de force à coups de taxes et de contraintes, motivée par des considérations purement idéologiques.

Les coûts pour la collectivité vont être colossaux. Au départ on nous annonce qu’il s’agit d’une procédure gratuite pour le contribuable, en faisant le choix d’un appel à manifestations d’intérêt (Ami), c’est-à-dire sans subventions publiques. On comprend vite qu’un hangar de logistique n’est pas gratuit. Le contribuable devra le payer d’une manière ou d’une autre. On n’en connaît toujours pas le montant.

Les normes imposées (tonnage, carburant) nécessiteront des investissements très importants dans les messageries privées bien qu’elles disposent déjà d’agences de proximité fonctionnant de facto comme des CDU. La plupart vont disparaître. Par contre on offre à La Poste un marché qu’elle peut d’ores et déjà satisfaire. Des règles sévères d’acheminement vont être appliquées. Les navettes ne devront pas revenir vides. On est entrain de pénaliser tout un tissu d’entreprises au lieu de leur faciliter la tâche.

Le dernier kilomètre à faire à vélo est une mesure anti-sociale. Je vous laisse imaginer les revendications syndicales des pauvres sherpas qui devront transpirer sous le soleil et grelotter sous la pluie pour acheminer leurs colis afin de satisfaire aux exigences des écologistes.

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