Émeute à Moirans: laxisme d’état, guérilla en Isère

Communiqué de presse de Mireille d’Ornano, suite aux violences de Moirans

Les affrontements violents qui ont éclaté à Moirans sont le fait d’émeutiers dont les motivations ne sont en rien excusables. Les dégâts importants et le blocage de voies de circulation ne sauraient être justifiés par l’incarcération légale d’un membre de ces groupes d’émeutiers. Au delà des positions indignées, je condamne fermement des scènes des guérillas qui ont pu éclore dans un contexte national de laxisme sécuritaire.

Dans le même temps, la mutinerie qui s’est déroulée à la prison d’Aiton démontre l’absence de contrôle de certains bâtiments pénitenciers mais surtout le maillage des violences qui se développent en réseau en France. J’appelle l’État à prendre des mesures urgentes pour l’ordre, la sécurité et la tranquillité des Isérois soient rétablis. Ne cédons pas aux caprices et au chantage par la violence.

Mireille d’Ornano, Député français au Parlement européen, Conseillère municipale de Grenoble

 

Le FN met en garde l’état sur les conséquences du laxisme judiciaire

Boudot et Desies à Moirans après les émeutes des Roms
Boudot et Desies à Moirans après les émeutes des Roms

Christophe Boudot et Bruno Desies, têtes de listes aux élections régionales, se sont rendus à Moirans pour prendre la mesure des dégâts et interpeller le gouvernement.

Rappel des faits

Des dizaines de voitures et une cantine scolaire ont été incendiées par des « gens du voyage » cagoulés et armés qui s’en sont pris aux policiers et aux pompiers, et ont semé la terreur dans la ville. Au point que tous les bâtiments publics ont été évacués et le personnel renvoyé chez lui en urgence. La RD 1085 a été coupée à la circulation et le trafic SNCF totalement interrompu dans le secteur.

Aucun émeutier n’a été interpellé !

En même temps, une mutinerie éclatait à la prison d’Aiton, en Savoie, où le frère d’un des défunts est incarcéré. Refusant de regagner leurs cellules à l’issue de la promenade, les détenus ont ensuite mis le feu à tout ce qu’ils ont trouvé. Une rébellion qui devait durer plusieurs heures, avant que les Equipes régionales d’intervention ne rétablissent l’ordre vers 19 h. A Moirans, il faudra mobiliser pas moins de 120 gendarmes pour reprendre le contrôle de la situation, sans qu’aucune interpellation n’ait lieu.

Pour mémoire, cet épisode fait suite à celui de Roye dans la Somme, fin août: le laxisme de l’état qui a plié devant les violences des Roms a manifestement créé un précédent. Il ne faut pas s’étonner ensuite de les voir recommencer… Derrière les postures de Valls (et sa « fermeté républicaine »), la règle est simple: l’état est fort avec les faibles (qui paient) et faible avec les forts (qui saccagent).

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